16 fevereiro 2006

15 fevereiro 2006

Livro à Quarta: Viagem ao País da Manhã

Herman Hesse



Como me foi destinado assistir a algo de grandioso, como tive a sorte de pertencer à Ordem e de poder ser um dos participantes daquela viagem singular - cujo milagre brilhou, então, subitamente, como um meteoro, e que depois, por mistério, tão rapidamente caiu em esquecimento, ou mesmo em má fama - decidi ousar tentar uma breve descrição dessa inaudita viagem.

08 fevereiro 2006

Livro à Quarta: Maus I e II - Art Spiegelman




Maus foi, até hoje, a única B.D a receber o prémio Pulitzer (em 1992).






Os judeus são retratados como ratos, os alemães como gatos, os americanos como cães e os polacos como porcos.

07 fevereiro 2006

Música à Terça: Globe Unity Orchestra


Globe Unity Orchestra em 1975. Da esquerda para a direita: Peter Brötzmann; Rüdiger Carl; Michel Pilz; Anthony Braxton; Evan Parker; Gerd Dudek; Kenny Wheeler; Enrico Rava; Günter Christmann; Albert Mangelsdorff; Paul Rutherford; Peter Kowald; Paul Lovens; Buschi Niebergall; Alexander von Schlippenbach.

Globe Unity Orchestra 67/70

A Globe Unity Orchestra inaugurou o último Jazz em Agosto (2005) - em tom de homenagem à memória do trombonista Albert Mangelsdorff, antigo membro do grupo fundado pelo pianista alemão Alexander Von Schlippenbach. Mangelsdorff morrera semanas antes (25 de Julho), em Frankfurt.

05 fevereiro 2006

Ainda Marcel Broodthaers


"INCRUSTADA NA AREIA
A INSCRIÇÃO FOI VOMITADA
PELO MAR, UMA SEGUNDA
LEITURA É POR VEZES REVELADORA
ou
A MAIS BELA PUBLICIDADE DO MUNDO APENAS PODE DAR AQUILO QUE TEM".

Fotografia escrita no verso

02 fevereiro 2006

Um filme à Quinta - Atalante





Jean Vigo

Le cinéma muet fut un diamant d'abord brut, puis poli et taillé. Le cinéma sonore doit fondre deux ordres de matériaux, l'image et le son, comme le fait l'art du vitrail ou celui de la céramique.
Mais seul Vigo a réussi cette fusion parfaite : son cinéma est aussi homogène que du muet.

The silent film were an initially rough, then polished and cut diamond. The sound cinema must melt two material orders, the image and the sound, like the art of the stained glass or that of ceramics does it.
But only Vigo made a success of this perfect fusion: its cinema is as homogeneous as the silent movie.

Henri Langlois

Um filme sem igual que faz o desejo e o sonho derramar-se na vida real, num mundo irredutivelmente concreto, carnal, sensual, no nosso mundo vulgar, sem que nos seja possível encontrar qualquer ponto de separação.

Barthélmy Amengual, Dictionaire du Cinéma, Larousse, 1986

01 fevereiro 2006

Um livro à Quarta - Viagem ao Fim da Noite

Viagem ao Fim da Noite

Accent
« (Il vivait là) et puis aussi avec ce terrible accent espagnol qui est comme une seconde personne tellement il est fort. »

Amour
« L’amour, c’est l’infini mis à la portée des caniches. »

Amours contrariés
« Les amours contrariés par la misère et les grandes distances, c’est comme les amours de marin, y a pas à dire c’est irréfutable et c’est réussi. »

Confusion
« Décidément j’avais l’âme débraillée comme une braguette. »

Courage
« Je ne sais plus comment nous y parvînmes, mais je suis certain d’une chose,c’est qu’on me remit dès l’arrivée entre les mains d’un curé qui me sembla si gâteux lui aussi que de le sentir à mon côté ça me redonna comme une espèce de courage comparatif. »

Dormir
« Ne croyez jamais d’emblée au malheur des hommes. Demandez leur seulement s’ils peuvent dormir encore ?... Si oui, tout va bien. Ca suffit. »

Fuite
« Je l’aimais bien, sûrement, mais j’aimais encore mieux mon vice, cette envie de m’enfuir de partout, à la recherche de je ne sais quoi, par un sot orgueil sans doute, par conviction d’une espèce de supériorité. »

Guerre (refus de la)
« - Oh ! Vous êtes donc tout à fait lâche, Ferdinand ! Vous êtes répugnant comme un rat…
- Oui, tout à fait lâche, Lola, je refuse la guerre et tout ce qu’il y a dedans… Je ne la déplore pas moi… Je ne me résigne pas moi… Je ne pleurniche pas dessus moi… Je la refuse tout net, avec tous les hommes qu’elle contient, je ne veux rien avoir à faire avec eux, avec elle. Seraient-ils neuf cent quatre-vingt-quinze millions et moi tout seul, c’est eux qui ont tort, Lola, et c’est moi qui ai raison, parce que je suis le seul à savoir ce que je veux : je ne veux plus mourir. »

Intellectuel (vice d’)
« Il avait le vice des intellectuels, il était futile. Il savait trop de choses ce garçon là et ces choses l’embrouillaient. Il avait besoin de tas de trucs pour s’exiter, se décider. »

Mère
« On a de tout chez sa mère, pour toutes les occasions de la Destinée. Il suffit de savoir choisir. »

Mots (force des)
« Des mots, il y en a des cachés parmi les autres, comme des cailloux. On les reconnaît pas spécialement et puis les voilà qui font trembler pourtant toute la vie qu’on possède, et tout entière, et dans son faible et dans son fort… C’est la panique alors… Une avalanche… On en reste là comme un pendu, au-dessus des émotions… C’est une tempête qui est arrivée, qui est passée, bien trop forte pour vous, si violente qu’on l’aurait jamais crue possible rien qu’avec des sentiments… Donc on ne se méfie jamais assez des mots, c’est ma conclusion. »

Mourir
« Quand on n’a pas d’imagination, mourir c’est peu de chose, quand on en a, mourir c’est trop. »

Odeurs
« C’est par les odeurs que finissent les êtres, les pays et les choses. Toutes les aventures s’en vont par le nez. »

Peur
« C’est peut-être de la peur qu’on a le plus besoin dans la vie. Je n’ai jamais voulu quant à moi d’autres armes depuis ce jour, ou d’autres vertus. »

Pragmatisme
« Pour bouffer moi je comprends ce qu’on veut, ce n’est plus de l’intelligence, c’est du caoutchouc. »

Rasage
« Il se rasait de temps à autre Parapine, mais il conservait cependant aux méplats des joues toujours assez de poils pour avoir l’air d’un évadé. »

Rente
« La mort n’est après tout qu’une question de quelques heures, de minutes même, tandis qu’une rente c’est comme la misère, ça dure toute la vie. »

Temps gris
« Pour un temps triste et confidentiel on ne pouvait pas mieux désirer que le temps qu’il faisait dehors. On aurait dit tellement il était vilain le temps, et d’une façon si froide, si insistante, qu’on ne reverrait jamais plus le reste du monde en sortant, qu’il aurait fondu le monde, dégoûté. »

Toulouse
« Une belle ville Toulouse ! »

Trahison
« Trahir, qu’on dit, c’est vite dit. Faut encore saisir l’occasion. C’est comme d’ouvrir une fenêtre dans une prison, trahir. Tout le monde en a envie, mais c’est rare qu’on puisse. »

Vanité
« Il n’y a pas de vanité intelligente. C’est un instinct. Il n’y a pas d’homme non plus qui ne soit avant tout vaniteux. »

Voyage imaginaire
« Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination. Tout le reste n’est que déception et fatigues. Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force.
Il va de la vie à la mort. Hommes, bêtes, villes et choses, tout est imaginé. C’est un roman, rien qu’une histoire fictive. Littré le dit, qui ne se trompe jamais.
Et puis d’abord tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux.
C’est de l’autre côté de la vie. »

Voyage intérieur (fin du)
« Là-bas tout au loin, c’était la mer. Mais j’avais plus rien à imaginer moi sur elle la mer à présent. J’avais autre chose à faire. J’avais beau essayer de me perdre pour ne plus me retrouver devant ma vie, je la retrouvais partout simplement. Je revenais sur moi-même. Mon trimbalage à moi, il était bien fini. A d’autres !… Le monde était refermé ! Au bout qu’on était arrivés nous autres !…



Ce Tardi-Céline l'aurait ravi. L'œil traverse le récit comme une plume hallucinée, on voit le déplacement sans espoir mais plus fort, dans son rythme de mots et d'images, que tout désespoir. Il faut relire Céline en le voyant. Tardi lui rouvre l'espace. ... ", Philippe Sollers, na nota do editor (Gallimard) sobre a Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline, ilustrada por Tardi.


Numa entrevista perguntaram a Tardi, autor da BD Adèle Blanc-Sec, como tinha tido a idéia de tranpôr para desenho o universo de Céline.

"É uma velha história.Quando tinha 16 anos o meu pai aconselhou-me a leitura de "A Morte a Crédito". Fui de imediato seduzido por esse livro, porque aí encontrava o meu próprio universo familiar... então interessei-me mais por Céline...

(...) Pensou primeiro em fazer uma Banda Desenhada...
(...) Em Céline, o estilo é crucial. Uma situação tão simples como atravessar uma ponte torna-se, na sua escrita, um bocado de literatura que raia quase a demência. Vá-se lá traduzir isso por um desenho num quadradinho!...

Optou então pela ilustração...
Não sei se é a palavra que convém... Eu, parti de outro ponto de vista: quis mostrar um máximo de personagens, situações... tentei uma espécie de "mise en images", uma "mise en scène", dos textos de Céline: dar a minha visão da "Viagem"... a partir do meu próprio universo e, se possível, sem trair o de Céline..."



Tardi vendeu 120 000 exemplares da sua versão ilustrada ou, antes, como ele mesmo disse, da sua«mise en images» de «Voyage au bout de la nuit» de Céline.